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17.2.08

Que devient M. Alexanian?

Comme de nombreux média l'ont annoncé, le 6 février, sous la pression de l’opinion publique russe et internationale, et craignant peut-être que Vassily Alexanian ne décède en plein tribunal, les autorités russes ont décidé de suspendre le procès et d'envoyer M. Alexanian à l’hôpital.
Depuis ce jour, personne n’a pu le voir, ni ses avocats, ni sa famille, ce qui est contraire à la loi russe. Le lieu où il est gardé, par des hommes en armes, est tenu secret. Personne ne sait s’il reçoit effectivement un traitement. En revanche, il n’était pas hospitalisé depuis deux jours que les juges avaient déjà écrit aux avocats pour leur demander quand le procès allait pouvoir reprendre...

L'Observatrice

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Témoignage de Vassily Alexanian devant la Cour Suprême de Russie.

Extraits du témoignage de Vassily Alexanian, donné par visioconférence depuis sa prison de «Matrosskaya Tishina» devant la Cour Suprême de Russie, le 22 janvier 2008.

Je voudrais ajouter quelques moments très importants…
(Après ces premiers mots Vassily Alexanian a une quinte de toux).

Je vous prie de m’excuser pour la toux. Je voudrais que vous entendiez un certain nombre de choses que j’ai à vous dire et qui sont d’une importance critique pour comprendre ce qui est en train de se passer.
<…>
Je tiens à faire cesser les insinuations concernant mon soi-disant refus de me soigner. Ceux qui affirment cela, je voudrais leur prêter mon corps pour dix minutes, pour qu’ils éprouvent les douleurs infernales que je ressens. Il faut être insensé pour dire des choses pareilles. Pour qu’ils se jettent contre les murs de douleur, et qu’aucun remède ne les soulage… Qu’ils osent me regarder dans les yeux.
<…>
Le 22 novembre 2006, le Parquet Général a compris qu’Alexanian avait des problèmes. (C’est le 22 novembre qu’a été connu le résultat des expertises médico-judiciaires pratiquées sur Vassily Alexanian, déjà infecté par le virus du VIH. Ce résultat n'a été communiqué qu’au bout de trois mois - un temps inhabituellement long. Ici et plus loin : précisions du Centre de Presse.) Parce que cette maladie est la seule, dans la législation, à avoir comme définition juridique – "maladie incurable et mortelle". C’est un verdict dont on ne peut pas faire appel. On ne fait pas appel de la mort. Je suis prêt à répondre de chacun des mots que je vais prononcer ici.

L’enquête préliminaire était alors entièrement sous le contrôle du Parquet Général. Et que se passe-t-il alors? Le 28 décembre 2006, sous prétexte de me montrer des documents, on me conduit dans le bâtiment du Parquet Général. Je vous explique pourquoi je suis à ce jour encore en prison et pourquoi je suis en train de mourir enfermé dans cette cellule. Et donc le juge d’instruction en chef, Salavat Kunakbaevich Karimov en personne, qui à ce moment n’en était qu’à la préparation des nouvelles accusations absurdes portées contre Khodorkovski et Lebedev, me propose un marché. Mes avocats sont ici aujourd’hui, c’est en leur présence qu’on m’a emmené le voir, et ensuite on nous a laissés seuls. Il m’a dit : "La direction du Parquet Général comprend que vous devez absolument vous soigner, peut-être même à l’étranger, vous êtes dans une situation difficile. Nous, me dit-il, nous avons absolument besoin de votre témoignage, parce que nous ne pouvons pas confirmer les accusations que nous lançons contre Khodorkovski et Lebedev. Si vous faites une déposition satisfaisante pour les enquêteurs, nous vous libèrerons." Et il m’a présenté le mécanisme concret de ce marché: "Vous faites une déclaration par écrit pour demander à ce que je vous transfère à la Maison d’Arrêt du 38 rue Petrovka, et là-bas les enquêteurs travailleront avec vous intensivement une semaine ou deux. Et lorsque nous aurons obtenu des aveux de nature à satisfaire la direction, nous les échangeons," - comme il a dit - "signature contre signature, c'est-à-dire que je vous pose sur la table votre ordonnance de mise en liberté, et vous signez le procès-verbal de l’interrogatoire." Et il a essayé de me convaincre par tous les moyens, il m’a montré les premières pages des interrogatoires d’autres personnes qui auraient soi-disant accepté d’aider les enquêteurs. Mais je ne peux pas être un faux témoin, je ne peux pas accuser des gens innocents, j’ai refusé ce marché. Et je pense que si affreux que soit mon état aujourd’hui, le Seigneur me protège parce que je n’ai pas fait ça, je ne peux pas acheter ma vie à ce prix.

Le juge permet à Alexanian de s’asseoir.

Ensuite mes conditions de détention ont commencé à se dégrader. Cette Maison d’Arrêt 99/1 – c’est une prison spéciale, elle n’est pas publique, il faut encore savoir la trouver. Il n’y a pas plus de cent prisonniers dedans, même dans les périodes les plus peuplées. On m'a placé dans certaines cellules… elles se rappellent encore de Beria, et d’Abakoumov ! Il y a de la moisissure et des champignons sur les murs, les staphylocoques vous rongent la peau à vif. Et ils savaient que j’avais un déficit immunitaire. Ce sont de vrai fascistes !


La voix de Vassily Alexanian tremble, le juge essaie de l’interrompre, mais il poursuit :


Je vous demande de m’écouter. Veuillez m’excuser, Votre Honneur, ce n’est pas la première fois non plus que je suis devant la Cour Suprême, et à chaque fois on me rajoute un, deux, trois diagnostics en plus, quelle est la limite de ce qu’un homme peut supporter ?! En avril 2007, le juge d’instruction Khathynov – je cite les noms, parce que ces gens devront bien un jour répondre de leurs actes – dit à mon avocate ici présente : "Il n’a qu’à s’avouer coupable, il n’a qu’à accepter les conditions qu’on lui propose, et nous le libérons." Pendant tout ce temps, je précise, non seulement on me laissait complètement sans soins, mais on refusait même de me conduire faire une deuxième analyse. Ce sont des tortures, vous comprenez ? Des tortures ! Des tortures véritables, légales ! Et c’est moi qui aurais refusé de me soigner ? C’est du délire ! Vous me voyez aujourd’hui en vidéo, sans doute en noir et blanc. Si vous me voyiez dans la salle du tribunal, vous seriez horrifiés, j’ai le visage rongé par les traces des maladies que je porte en moi maintenant.

Ils veulent créer un précédent avec moi, pour se prévaloir ensuite de l’autorité de la chose jugée. Nous sommes des hommes de loi, nous connaissons l’article 90 du code de procédure pénale (L’article 90 du code de procédure pénale de la Fédération de Russie stipule que « les circonstances établies par un jugement entré en vigueur sont admises par le tribunal, par le procureur,le juge d’instruction et l’enquêteur sans vérification supplémentaire, à moins que le tribunal les mette expressément en doute. » NdT ). Ils ne veulent plus rien avoir à prouver contre Khodorkovsky, Lebedev et les autres dirigeants.

En juin 2007, la maladie a atteint une nouvelle phase, plus grave et douloureuse. Pendant trois semaines tous les jours j’ai supplié qu’on me conduise chez le médecin. Et eux, au lieu de ça, ils m’ont même limité les médicaments ordinaires, les simples antalgiques, qui suppriment le choc douloureux. Vous vous rendez compte de ce qu’ils ont fait ? Le diable est dans les détails. J’ai subi la faim, le froid, pendant un an j’ai dormi tout habillé. Deux degrés, trois degrés dans la cellule. L’eau coule le long des murs. La moisissure. On est au XXIe siècle. Qu’est-ce que vous faites ! Pas vous, mais le pouvoir, qu’est-ce que vous faites ?!

On m’a conduit à un point où je fais peur aux médecins. Vous savez ce que signifient les chiffres qu’a cités Elena Ioulianovna ? (L’avocate Elena Lvova avait expliqué peu avant à la Cour que le malade du SIDA Alexanian avait un taux de cellules immunitaires de 4% et une charge virale de plus d’un million de copies par millilitre.) Plus d’un million et 4% ? Ça suffirait pour deux cadavres. Au-delà de cent mille les médecins se prennent la tête à deux mains. Leurs instruments de mesure se sont retrouvés bloqués au maximum !

Depuis que je suis ici on m’a diagnostiqué trois maladies graves de plus. Vous comprenez, au lieu de m’hospitaliser dans le Centre de Lutte contre le SIDA de Moscou. Où est le problème ? Le problème, en réalité, c’est que le 15 novembre on a prolongé mon délai de maintien en détention provisoire, et le 27 novembre, j’ai reçu la visite de la juge d’instruction Tatiana Borissovna Roussanova, qui a toujours été la plus proche collaboratrice de Salavat Kunakbaevitch Karimov – ce dernier est aujourd’hui le conseiller du procureur général Iouri Tchaïka, si quelqu’un l’ignore. Et elle m’a fait de nouveau la même proposition, cette fois en présence d’un de mes défenseurs, présent actuellement dans cette salle : avouez, et nous procèderons à une nouvelle expertise médico-judiciaire, puis nous vous remettrons en liberté. Ce sont des criminels ! Et même après que la Cour Européenne ait rendu son arrêt exigeant de m’hospitaliser immédiatement, elle (la juge d’instruction Roussanova) part en mission en faisant savoir à mon avocat par le juge d’instruction Egorov que la proposition est toujours valable. Il s’en foutaient, de la Cour Européenne ! Ce qu’ils voulaient, c’était m'extorquer des aveux pour mettre en scène un procès exemplaire. <…> Mais je ne serai pas un faux-témoin. Et je n’ai pas l’intention de mentir. Et je ne vais pas calomnier des gens innocents, je n’ai connaissance d’aucun crime commis par la compagnie Yukos et ses dirigeants. Ce ne sont que des mensonges.

Personne n’avait l’intention de me soigner. Je n’ai jamais refusé de traitement, je ne suis pas suicidaire. Je le répète une fois de plus : ceux qui affirment ça, qu’ils goûtent seulement à une petite partie des souffrances que j’ai éprouvées. J’ai un petit garçon à charge, né en 2002. Et c’est moi qui ne voudrais pas me soigner ?! qui ne voudrais pas vivre ?! Ce sont des mensonges. Je vous prie d’oublier une fois pour toute ces insinuations et de ne jamais y revenir. Combien j’ai fait de tentatives pour obtenir ce traitement. <…> J’ai déposé une plainte contre ce médecin, Elena Gennadievna Molokova (médecin traitant d’Alexanian dans le service des maladies infectieuses de l’infirmerie de la Maison d’Arrêt de Matrosskaya Tishina), en ce moment par exemple, elle est en congé maladie pour un mois entier. Et c’est le seul médecin spécialiste des maladies infectieuses de toute la prison. Et elle n’est pas là. Et nous n’avons aucune aide médicale ici.

La juge : Alexanian, ne vous écartez pas du sujet.

Il n’y avait aucune raison pour me maintenir en détention provisoire. De plus, si le juge Fomin ( Le juge du Tribunal de Moscou qui a prolongé le 15 novembre le délai de détention de Vassily Alexanian) avait fait l’effort d’examiner les circonstances factuelles réunies au moment où le juge d’instruction a déposé sa requête, il aurait absolument dû refuser. Il n’y a dans cette décision aucun fondement légal pour me garder en prison. Je m’excuse, mais on m’a arrêté sur la base d’accusations totalement falsifiées, où figurait l’article 174.1, particulièrement grave, qui a en fait été ajouté au code pénal le 1er janvier 2002, alors que les faits qui me sont imputés datent des années 1998-1999. C’est encore quelque chose qu’il faudra tirer au clair. C’est la Cour européenne, sans doute, qui s’en chargera. Voilà comment on m’a arrêté, pour m’écarter de la compagnie. Et le 22 juin 2006, un jour avant la nomination du nouveau procureur général, l’article a subitement disparu de mon dossier, parce que c’est un délit que de m’accuser selon cet article. Vous savez vous-même que la loi n’a pas d’effet rétroactif. Et un autre article a fait son apparition.

Le juge : répondez à la question : quelle décision vous attendez de la Cour Suprême ?

J’attends de vous une décision juste et humaine. J’estime que mon maintien en détention dans les circonstances actuelles et dans l’état où je me trouve n’a aucune justification légale. L’enquête est terminée, nous avons signé tous les protocoles. C’est seulement la volonté de m’assassiner derrière les barreaux. J’estime que la Cour suprême doit enfin examiner cette affaire, donner son appréciations sur chaque argument, annuler la décision du juge Fomine et me libérer. Voilà la décision que j’attends. J’estime que cette prolongation est illégale. Je demande à la Cour suprême de prouver qu’il y a une justice en Russie, que les citoyens russes n’ont pas besoin d’aller agoniser sur les marches de la Cour européenne pour obtenir un peu d’équité. Qu’on peut l’obtenir ici, à Moscou, dans votre salle. Prouvez cela. Est-ce qu’on n’a pas assez bâti sur des cadavres dans ce pays ? Mon procès n’a pas encore commencé, et ça s’appelle de la détention préventive ? Deux ans de prison qui ont ruiné ma santé ! Merci pour votre attention.

Original du texte.

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11.2.08

RFI - Aleksanian : la justice a reculé sous la pression

Article publié le 10/02/2008 Dernière mise à jour le 10/02/2008 à 16:18 TU
L'hospitalisation de l'ancien responsable de Ioukos marque une énième étape dans la saga judiciaire qui oppose le Kremlin aux dirigeants de ce géant industriel né à l'époque de Boris Eltsine et dépecé par les autorités russes en 2003.


L'avocate de Vassili Aleksanian l'a confirmé ce week-end, plus de 48 heures après son hospitalisation : son client a bel et bien été transféré, depuis la prison où il croupissait, « dans une clinique hématologique » de Moscou. Maître Elena Lvova n'a toutefois pas pu rencontrer Aleksanian dans l'immédiat, faute d'autorisation.

Il aura fallu plusieurs semaines et des pressions croissantes, notamment venant de l'étranger, pour que Moscou se résolve à transférer l'ancien vice-président du groupe pétrolier Ioukos, malgré les sérieux problèmes de santé dont souffre Aleksanian. L'ancien homme d'affaires souffre d'un cancer, du sida et, aveugle d'un oeil de naissance, il perd graduellement la vue du second. Il aurait également contracté la tuberculose en détention.

Cette saga judiciaire – ou l'acharnement du Kremlin contre les responsables de Ioukos, selon plusieurs – a débuté avec l'arrestation en 2003 de son principal dirigeant, Mikhaïl Khodorkovski, qui purge une peine de huit ans de prison dans un camp pénitentiaire en Sibérie orientale, dans la région de Tchita.

Mikhaïl Khodorkovski fait partie des oligarques qui ont profité de la perestroïka et de l'effondrement de l'Union soviétique pour se lancer en affaires. Soutenu par le président de l'époque, Boris Eltsine, Khodorkovski fera l'acquisition en 1995 de l'entreprise pétrolière Ioukos, tout juste privatisée, en compagnie d'autres investisseurs. En quelques années, Ioukos est devenu l'un des fleurons de l'industrie russe durant cette période de far-west du libéralisme russe, dans les années 90. Mais l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000 marque le début du retour du contrôle de l'Etat dans les affaires juteuses de l'industrie nationale. Froissés avec le nouveau pouvoir, certains oligarques prendront le chemin de l'exil, d'autres accepteront les nouvelles règles du jeu. Mikhaïl Khodorkovski, lui, a voulu poursuivre ses activités en Russie, mettant même un pied dans le monde politique, avec la création de son ONG « Otkrytkaya Rossiya » (Russie ouverte).

Pour l'« exemple »

C'en était visiblement trop pour le Kremlin, qui fera de la lutte contre les dirigeants de Ioukos son principal combat contre les oligarques rétifs, un « exemple » pour ceux qui voudraient poursuivre le bon vieux temps du libéralisme eltsinien : le Kremlin est de retour aux affaires.

Platon Lebedev, un partenaire de Khodorkovski, sera le premier arrêté durant l'été 2003, suivi de Khodorkovski lui-même, à l'automne 2003, pour fraude et évasion fiscales. Le Kremlin a alors entrepris de remettre la main sur les actifs les plus rentables de Ioukos, notamment Iouganskneftegaz, qui sera racheté par des proches du Kremlin par le biais d'une compagnie écran créée quelques jours avant la vente de Iouganskneftegaz. Quand au holding Ioukos, qui était toujours en activité, il procédera à plusieurs investissements dans des entreprises étrangères afin de se soustraire au droit russe, avant d'être déclaré en faillite par un tribunal américain et liquidé en 2006.

Vassili Aleksanian fait partie des derniers dirigeants à avoir quitté le navire... bien involontairement. Nommé vice-président exécutif en avril 2006, il sera arrêté à son tour quelques jours plus tard pour évasion fiscale. Âgé de 35 ans, diplômé de Harvard, il dirigeait le département juridique de Ioukos depuis 1996.

Suite à son arrestation, sa santé s'est détériorée au point d'émouvoir un nombre croissant de défenseurs des droits de l'homme, exigeant de Moscou l'interruption de son procès et son hospitalisation dans une institution spécialisée. En novembre 2007, la Cour européenne des droits de l'homme, saisie de l'affaire, demande à la justice russe de placer le prisonnier en hospitalisation : son cancer du foie exige une chimiothérapie et ses mauvaises conditions de détention seraient responsable de sa tuberculose.

Hospitalisation contre témoignage

L'affaire prend de l'ampleur début 2008. Le 16 janvier, Aleksanian affirme dans une lettre ouverte que la direction pénitentiaire exerce un « chantage aux soins », lui promettant une hospitalisation en échange de témoignage à charge de sa part à l'encontre d'autres dirigeants de Ioukos. Le 30 janvier, Mikhaïl Khodorkovski entame dans sa lointaine prison sibérienne une grève de la faim jusqu'à ce que son ancien partenaire soit hospitalisé. Quelques jours plus tard, 17 personnalités proches de l'opposition, dont Garry Kasparov et Vladimir Boukovski, demandent publiquement l'hospitalisation du prisonnier, tandis que des mouvements de soutien voient le jour en Russie mais également à l'étranger : le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait notamment fait part de ses « inquiétudes » auprès de son collègue russe, et des manifestations étaient prévues dans toute l'Europe, dont Paris, ce mercredi 13 février, pour exiger l'hospitalisation de Vassili Aleksanian.

Ce ne sera visiblement pas nécessaire : après avoir refusé une énième fois le transfert du prisonnier en début de semaine, la justice russe a annoncé mercredi dernier l'interruption de son procès pour « raisons de santé », sans toutefois accepter son hospitalisation. Ce sera chose faite le lendemain, jeudi 7 février, un transfert confirmé ce samedi par l'avocate du détenu.

Pourquoi la justice russe a-t-elle fait volte-face ? Il est vrai que l'hospitalisation de Vassili Aleksanian commençait à virer au scandale, et la mobilisation de l'opposition russe et internationale a pris une ampleur de plus en plus gênante pour le Kremlin, alors que la Russie est en pleine campagne électorale pour le scrutin-plébiscite du 2 mars prochain, qui devrait officialiser la nomination de Dmitri Medvedev.

Quant à Mikhaïl Khodorkovski, il était toujours ce dimanche en grève de la faim : son avocat est pour le moment incapable de l'informer de l'hospitalisation de son ancien partenaire. Les autorités pénitentiaires ne semblent pas empressées de le prévenir : « Lorsqu'il arrêtera sa grève de la faim, nous vous préviendrons », a lancé laconiquement le directeur de la prison sibérienne...

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7.2.08

RFI - Aleksanian, ancien de Ioukos, hospitalisé in extrémis

Vassili Aleksanian obtient finalement son transfert dans une clinique. Ancien dirigeant de la compagnie pétrolière Ioukos, il est atteint d'un cancer et du sida. Son ancien patron, Mikhaïl Khodorkovski, purge une peine de prison en Sibérie pour fraude fiscale, à la suite d'un procès considéré comme politiquement motivé. Vassili Aleksanian fait l'objet d'un procès pour les mêmes charges, suspendu, depuis ce mercredi, pour raison de santé.

Avec notre correspondant à Moscou, Thierry Parisot

L'affaire Vassili Aleksanian en a ému plus d'un, dans une Russie où pourtant, depuis des années, le discours officiel caricature les dirigeants de Ioukos, comme des voleurs, sans foi ni loi. La dernière apparition d'Aleksanian, enfermé dans une cage, au tribunal de Moscou qui le juge pour évasion fiscale et détournement de fonds a provoqué la compassion des journalistes présents. « Libérez-le », ont-ils crié à l'issue de l'audience. « Pensez-vous vraiment qu'il soit en état de s'enfuir », ont-ils demandé au procureur.

L'inculpé, âgé de 36 ans, est désormais presque aveugle. Il marche avec de très grandes difficultés. Il n'a jamais été soigné en prison, ni pour le cancer dont il souffre désormais, ni pour le sida dont il est maintenant atteint. Diagnostiqué séropositif, peu de temps après son incarcération, il n'a jamais reçu de traitement.

Vassili Aleksanian a toujours affirmé être victime d'un chantage : on lui promettait hospitalisation et traitement, en échange d'un témoignage à charges contre son ancien patron, Mikhaïl Khodorkovski, le dirigeant de Ioukos contre qui la justice prépare un deuxième procès. Il purge actuellement une peine de 8 ans de prison en Sibérie pour fraude fiscale.

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6.2.08

AFP: La justice russe suspend le procès d'un ancien dirigeant de Ioukos - L'Express

La justice russe, sous la pression d'une mobilisation croissante, a suspendu mercredi le procès de l'ancien vice-président du groupe pétrolier Ioukos, Vassili Aleksanian, atteint d'un cancer et du sida, sans aller jusqu'à autoriser son hospitalisation.

"Le procès est suspendu" le temps qu'il reçoive le traitement médical requis, a déclaré la juge Olga Nedelina qui préside la cour devant laquelle Vassili Aleksanian comparaît depuis mardi à Moscou pour détournement et blanchiment d'argent.

Les juges qui ont déjà rejeté à plusieurs reprises la demande d'hospitalisation de l'ancien responsable de Ioukos, 35 ans, incarcéré depuis 2006 dans une prison moscovite, ont une nouvelle fois considéré qu'il pouvait recevoir des soins "appropriés" en détention.

"Mais quel traitement ? C'est totalement impossible en prison", s'est exclamé l'accusé qui a écouté, très pâle, la décision des juges en s'appuyant sur les barreaux de la cage dans la salle d'audience.

"Liberté ! Liberté !", ont scandé une dizaine de personnes, dont quelques journalistes, à sa sortie de la salle. Portant un anorak, Vassili Aleksanian s'est retourné et a fait un geste de la main en signe de remerciement.

Selon l'un des ses avocats, Drew Holiner, l'accusé a "besoin d'un ensemble complexe de soins dont une thérapie antirétrovirale, des médicaments contre la tuberculose et une chimiothérapie lourde dans un centre spécialisé".

Depuis 14 mois, Vassili Aleksanian n'a pas reçu les soins recommandés par les médecins, a ajouté M. Holiner dans un communiqué. Il est en outre "détenu dans le département des maladies infectieuses de la prison, une situation incompréhensible puisqu'il souffre d'une déficience immunitaire sévère", a-t-il noté.

Le procureur Nikolaï Vlassov, principal accusateur de Vassili Aleksanian, a toutefois ouvert la porte à une hospitalisation en laissant entendre qu'elle serait possible si les médecins de la prison en faisaient la demande.

"Les juges ne sont pas médecins. C'est aux médecins (de la prison) de décider" si l'accusé doit être "provisoirement" hospitalisé, a-t-il dit aux journalistes à la sortie de la salle d'audience.

Les médecins du centre de détention ont confirmé que Vassili Aleksanian "était atteint d'un cancer du système lymphatique" et qu'il devait "être soigné dans un établissement de cancérologie", dans l'attestation lue mardi à la première audience du procès.

Et le directeur de la prison Matrosskaïa Tichina, où l'ancien dirigeant de Ioukos est détenu, a déjà demandé à la justice d'autoriser son transfert dans une clinique spécialisée.

Après des mois d'intransigeance, "les juges ont cette fois-ci cédé à l'opinion publique" en ajournant le procès, estime l'analyste Iouri Kourgouniouk, de la Fondation Indem, qui voit "un assouplissement évident dans la position de la cour".

"Le cas d'Aleksanian a montré une limite que la société -même si elle déteste les "oligarques"- ne veut pas voir le pouvoir franchir", ajoute-t-il.

La mobilisation en faveur de l'ancien responsable de Ioukos a aussi pris de l'ampleur ces derniers jours.

L'ex-PDG du groupe pétrolier, Mikhaïl Khodorkovski, qui purge une peine de huit ans de prison en Sibérie pour fraude fiscale, a le premier entamé une grève de la faim le 29 janvier en signe de solidarité avec son ancien avocat et vice-président.

Mardi, plusieurs personnalités politiques russes, dont l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov, l'ex-dissident soviétique Vladimir Boukovski et l'opposant Mikhaïl Kassianov, ont écrit une lettre ouverte réclamant l'hospitalisation d'urgence de Vassili Aleksanian.

Et mercredi, des personnalités, parmi lesquelles des écrivains et des professeurs, se sont "portées garantes" de ce que libéré pour être soigné, M. Aleksanian reviendrait ensuite pour être jugé.

Une dizaine de défenseurs des droits de l'Homme et d'autres opposants au Kremlin ont également entamé une grève de la faim ces derniers jours.

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5.2.08

Le Monde.fr : La justice russe refuse des soins en prison à Vassili Alexanian, atteint du sida - Europe

La justice russe a de nouveau refusé, mercredi 6 février, de libérer sous caution Vassili Alexanian, l'ancien vice-président du groupe pétrolier Ioukos, gravement malade et qui réclame un traitement urgent dans une clinique spécialisée. Le tribunal Simonovski de Moscou a décidé d'ajourner son procès en attendant qu'il soit soigné, mais l'a maintenu en détention, estimant que sa libération pourrait interférer avec la procédure judiciaire en cours. Accusé de détournement de fonds et de blanchiment d'argent dans le cadre de l'affaire Ioukos, Vassili Alexanian, 36 ans, en détention préventive depuis avril 2006, est atteint du sida, souffre d'un cancer et a contracté la tuberculose en prison. Malgré les demandes répétées de ses avocats, malgré les multiples injonctions de la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg, la justice russe lui refuse le droit aux soins.

"Les conclusions de la défense sur la nécessité de l'hospitaliser ne correspondent pas à la réalité", a estimé le 30 janvier la juge Irina Orechkina, chargée d'examiner sa requête en vue d'une hospitalisation. Deux semaines plus tôt, un procureur, au mépris du secret médical, avait annoncé publiquement que le prévenu avait le sida. Ancien chef du service juridique de la major pétrolière Ioukos, Vassili Alexanian nie les charges retenues contre lui. "Je suis innocent, il n'y a pas eu de crime, tout a été inventé", a-t-il clamé lors de l'audience du 30 janvier.

SOINS CONTRE TÉMOIGNAGE À CHARGE

Dénonçant l'acharnement de la justice russe, le jeune avocat a raconté comment il avait été placé dans une cellule humide et sale, aux murs recouverts de moisissures afin d'aggraver son mal. Dans une déclaration à la Cour suprême, il rapporte qu'en 2006 le juge d'instruction Salavat Karimov lui a proposé de le faire hospitaliser en échange de son témoignage à charge contre Mikhaïl Khodorkovski, l'ex-patron de Ioukos, emprisonné à la prison de Tchita, à la frontière avec la Chine.

Le procès Alexanian intervient alors que de nouvelles accusations sont en préparation contre les dirigeants de Ioukos. Condamné en 2005 à huit ans de réclusion pour fraude fiscale, Mikhaïl Khodorkovski, jadis l'homme le plus riche de Russie, va être jugé une deuxième fois. Accusé cette fois-ci de blanchiment d'argent, il risque 22 ans de prison. Le 30 janvier, il a entamé une grève de la faim en signe de solidarité avec son ancien vice-président.

L'affaire Alexanian suscite peu d'émoi en Russie. Des défenseurs des droits de l'homme ont écrit à l'ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, le priant d'intervenir auprès du Kremlin. Des militants du Front civique uni, le parti de l'ex-champion d'échecs Garry Kasparov, ont organisé des protestations de rue. Ces initiatives n'ont guère trouvé d'écho. Les médias officiels ont les yeux rivés sur le lancement de la campagne en vue de la présidentielle du 2 mars.

Les ONG russes qui suivent les détenus malades du sida (42 000 officiellement) en profitent pour dénoncer l'absence systématique de soins. Selon l'ONG Imena, dans la seule région de Saint-Pétersbourg, 100 détenus (sur 3 500) seulement reçoivent un traitement approprié.
Marie Jégo
Article paru dans l'édition du 06.02.08.

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2.2.08

Manifestation de soutien à Vassily Alexanian

Aujourd'hui près de 200 personnes se sont rassemblées sur la Place Pouchkine à Moscou pour crier leur solidarité avec Vassily Alexanian, exiger sa libération et son hospitalisation d'urgence. 200 personnes - cela peut paraître peu, mais pour la Russie actuelle c'est un nombre important, les organisateurs eux-mêmes n'en attendaient que la moitié.



Lors d'une pause durant l'audience au tribunal Simonovsky, Alexanian a eu le temps de dire quelques mots aux journalistes. L'un d'eux lui a demandé d'où il tirait la force de résister. Voici sa réponse :
"Je suis prisonnier et seul le Seigneur peut me sauver. Mais je suis reconnaissant aux gens. Je pense que les gens doivent manifester pour obtenir des changements, pour qu'une chose pareille ne puisse plus se reproduire. Il est sans doute trop tard pour moi. Bien sûr, je sens cette énergie et cela me soutient. Mais c'est contre le système qu'il faut manifester."

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Le Figaro - International : Gorbatchev au secours du numéro 2 de Ioukos en prison

Malgré l'état de santé préoccupant de Vassili Alexanian, la justice refuse son hospitalisation.

De notre correspondant à Moscou

LA MOBILISATION pour demander la libération de Vassili Alexanian, l'ancien vice-président de la firme Ioukos qui se meurt en prison, a beau monter d'un cran, rien n'y fait. Au troisième jour de son procès pour détournement de fonds dans l'affaire Ioukos, le juge a estimé que son état de santé ne justifiait pas son hospitalisation. En préventive depuis deux ans, l'ancien chef du service juridique du groupe Ioukos souffre du sida, de tuberculose et, selon ses avocats, d'un cancer. La justice russe a ignoré trois injonctions de la Cour européenne des droits de l'homme réclamant son hospitalisation.

Images pathétiques

Les partisans d'Alexanian ont sollicité jusqu'à Mikhaïl Gorbatchev. Dans une lettre ouverte, la journaliste et militante des droits de l'homme Zoya Svetova demande à l'ancien président soviétique d'intervenir auprès de Vladimir Poutine. La jeune femme rappelle à Gorbatchev comment il a libéré les prisonniers politiques. Vingt-deux ans plus tard, Amnesty International considère Mikhaïl Khodorkovski, l'ex-PDG de Ioukos, et ses coaccusés comme des prisonniers politiques.

Hier soir, place Pouchkine à Moscou, une manifestation de soutien à Vassili Alexanian a rassemblé quelques dizaines de personnes. Les figures de l'opposition libérale, Mikhaïl Kassianov ou Garry Kasparov y brillaient par leur absence.

Les images pathétiques de Vassili Alexanian, assis dans sa cage au tribunal, sont absentes des grandes télévisions. Mais, ces derniers jours, la plupart des journaux ont évoqué son cas. Curieusement, alors que les droits de la défense sont bafoués depuis cinq ans dans l'affaire Ioukos, la presse a accès au prévenu au début de chaque audience. Hier, épuisé, Alexanian a dénoncé le retour du goulag. La veille, il avait remercié son ex-patron Khodorkovski, qui, depuis sa prison de Tchita en Sibérie, a entamé mercredi une grève de la faim pour le soutenir. Alexanian a raconté avoir refusé de céder au chantage explicite des enquêteurs : son témoignage à charge contre les dirigeants de Ioukos en échange de son accès aux soins.

Libellés :

1.2.08

AFP : Russie: la justice refuse l'hospitalisation d'un ex-dirigeant de Ioukos malade

MOSCOU - La justice russe a rejeté vendredi une requête de l'ancien vice-président du groupe pétrolier Ioukos, Vassili Aleksanian, atteint du sida et d'un cancer, qui demandait son transfert de prison dans une clinique spécialisée.

"Les données attestant qu'il ne peut pas rester dans le centre de rétention où il se trouve n'ont pas été fournies à la justice", a déclaré la juge Irina Orechkina, chargée de statuer sur la requête au tribunal du district Simonovsky à Moscou.

"Les conclusions de la défense sur la nécessité de l'hospitaliser ne correspondent pas à la réalité", a-t-elle ajouté.

L'avocate de M. Aleksanian, Elena Lvova, a aussitôt déclaré n'avoir "plus d'illusion" sur la justice russe.

"La décision du tribunal dépasse tout ce qu'on pouvait imaginer (..) L'Etat a lancé contre une personne mortellement malade son artillerie lourde, le tribunal", a-t-elle dit.

Très pâle dans le box des accusés, M. Aleksanian a dénoncé la décision du tribunal.

"Je suis innocent, il n'y a pas eu de crime, tout a été inventé", a clamé M. Aleksanian, habillé d'un pantalon de survêtement, d'un bonnet gris et d'un anorak noir.

"Le goulag n'a pas disparu. Je n'envie pas les citoyens russes, personne n'est épargné. N'importe quel innocent peut être arrêté, accusé de n'importe quel crime et broyé en prison", a lancé l'ancien haut responsable de Ioukos.

L'ex-PDG du groupe pétrolier, Mikhaïl Khodorkovski, qui purge sa peine de prison en Sibérie, avait entamé mardi une grève de la faim en signe de solidarité avec M. Aleksanian.

A 35 ans, M. Aleksanian est incarcéré depuis 2006 sur des soupçons de détournement d'argent.

Il a annoncé jeudi avoir été informé par les médecins que des analyses montraient qu'il souffrait d'un cancer de la lymphe. L'ancien homme d'affaires est également malade du sida.

Depuis le 28 novembre, la Cour européenne des droits de l'homme, saisie par la défense, a "à trois reprises imposé aux autorités russes de transférer Vassili Aleksanian dans un hôpital civil où il pourrait recevoir une aide médicale appropriée", selon Mme Lvova.

Vassili Aleksanian, un fidèle de l'équipe de l'ex-patron de Ioukos Mikhaïl Khodorkovski, a été arrêté le 6 avril 2006, quelques jours à peine après sa nomination à ce poste, soupçonné de blanchiment d'argent et de détournement.

L'ancien numéro un russe du pétrole Ioukos a été déclaré en faillite et démantelé depuis à la suite d'un procès retentissant pour fraude fiscale et escroquerie à grande échelle et son Pdg, Mikhaïl Khodorkovski, condamné dans cette affaire à huit ans de prison.

Orthographes possibles : Aleksanian, Alexanian, Aleksanyan, Alexanyan, Vassili, Vassily

Libellés :

Pourquoi l'Observatoire?


L'arrestation du PDG de la compagnie pétrolière russe YUKOS Mikhail Khodorkovsky marque un tournant important dans l'histoire de la Russie contemporaine. Incarcéré le 25 octobre 2003, il a été condamné à l'issue d'un procès inquisitorial à huit ans de camp de travail.



M. Khodorkovsky durant son procès


Son directeur financier, Platon Lebedev, a reçu la même peine. La dureté de ce traitement, disproportionnée par rapport aux faits qui leur sont reprochés, laisse supposer des motifs politiques dans l'affaire YUKOS : Mikhail Khodorkovsky est en effet connu pour ses convictions libérales et pour le soutien financier qu'il a apporté aux partis d'opposition lors des dernières élections.
Parallèlement, la compagnie YUKOS dont il était également le principal actionnaire a été soumise à des redressements fiscaux successifs toujours plus exorbitants, qui ont servi de prétexte à confiscation de la plupart des actifs de la société.
Pour tenter de pallier un certain déficit d'information en langue française, je me propose de donner - dans la mesure de mon temps disponible - une couverture au jour le jour de ce qui est perçu en Russie comme "le procès du siècle".

L'Observatrice



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Vladimir Pereverzine, libre et révolté.

Bonne Année 2012 !

15 décembre.

Khodorkovsky - LE FILM.

Vassili Alexanian, une interview inédite.

Vassili, le dernier adieu.

Vassili Alexanian est décédé

Le Figaro: Au dernier jour de son procès, Khodorko...

Point final dans l'Affaire Alexanian

Le Figaro: Plus de procès pour un ancien de Ioukos...



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L'affaire Yukos sur Internet


Centre de Presse de Mikhail Khodorkovsky
Centre de Presse de Mikhail Khodorkovsky (en anglais et en russe)

Centre de presse de Platon Lebedev
Centre de presse de Platon Lebedev en anglais et en russe

SOVEST - Groupe de soutien à Mikhail Khodorkovsky
Groupe "SOVEST" ("Conscience" en russe) : Groupe de soutien à Mikhail Khodorkovsky (en français)

The Mikhail Khodorkovsky Society
The Mikhail Khodorkovsky Society (blog anglophone)

Yukos Shareholders Coalition
Coalition des actionnaires de Yukos pour poursuivre en justice le gouvernement russe (anglais)

Dossier du journal Novaya Gazeta sur l'affaire Yukos
Dossier du journal d'opposition Novaya Gazeta sur l'affaire Yukos (en russe)

Fond Mission libérale
Excellent site du Fond "Mission libérale" (en russe). Sur l'affaire Yukos et, beaucoup plus largement, sur le libéralisme en Russie

Bibliographie


Je vous propose une sélection de documents en français, anglais ou russe


Sur le procès et l'affaire Yukos

Patrick Klugman : En défense de Mikhail Khodorkovski

André Gluksmann : Mikhail Khodorkovski prisonnier de la verticale du pouvoir

Film BBC "Russian Godfathers 2: The Prisoner" (Youtube, en 6 parties)

Rapport d'experts étrangers sur le déroulement du procès (eng, .pdf, 81 KB)

Analyse des accusations par les avocats de la défense (eng, .pdf, 153 KB)

Sur Mikhail Khodorkovsky

"Le roi du pétrôle piégé par ses ambitions", Hélène Depic-Popovic, Libération, 27.10.2003

"La mutation d'un oligarque", Nathalie Nougayrède, Le Monde, 21.11.2003

"A falling Tsar", Chrystia Freeland, The Financial Times, 01.11. 03 (eng)

"Yukos, a Case Study" by Konstantin Korotov, Stanislav Shekshnia, Elizabeth Florent-Treacy and Manfred Kets de Vries, (eng, .pdf, 589 KB)

L'affaire Yukos dans :


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  • The Moscow News
  • Gazeta.ru - International Edition
  • The Moscow Times

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